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RESPECT MUTUEL

L’humanité est déboussolée, elle est en quête du sens. la modernité est prise en otage par le profit et le plaisir. les grandes idées sont tombées dans l’oubli et l’ignorance.

 Un retour aux sociétés simples, aux oasis, est devenu une nécessité vitale, c’est dans les cultures non commercialisées qu’on doit chercher la guérison d’une civilisation malade de sa force et sa richesse.

 Le savoir savant n’est qu’un processus et un cumul du savoir populaire.

 Le respect mutuel, je ne dirais point la tolérance, est la seule modestie méthodologique et morale qui peut guider les hommes vers la paix et de l’âme et du corps.

 

Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 21:37

بأسى عميق تلقيت خبر وفاة ابن عمنا ، مولاي ادريس قسطاني، طفح ذهني بذكريات لا تبلى عن المرحوم، حيوته القوية، ومواهبه المتعددة وحبه القوي للحياة في بساطتها، آخر اتصال لي معه كان رسالة إلكترونية مقتضبة منه تحث على دوام الاتصال. وللأسف لم يكن هناك أي اتصال حتى قرأت الخبر الحزين على النيت مرة أخرى. كيف أنسى حبه القوي للفصاحة وموهبته في التعليق كأي صحافي محترف لم يجد مجالا لتفجير طاقاته في  الوصف الدقيق المملح برطانات المعلقين الإداعين غربا وشرقا، وهي فصاحة استفاد ت منها بدون شك أجيال تلامذته الذين سيدعون له، ونحن معهم، بجنات النعيم
 رحم الله الفقيد وألهم ذويه وأقاربه ومحبيه الصبر والسلوان، وإنا لله وإنا إليه راجعون

Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 09 2009 16:50

عيد مبارك سعيد وكل عام وأنتم بألف خير








Par Kostani
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 09 2009 00:03

L’Ahidous est maintenant bien debout, les princes de la poésie, feu Sakkou, feu Lbaz et 3mar Oumahfoud, se sont bien installés comme adversaires, quelques poètes en herbe, comme Ouderrag les assistaient. Les nouveaux fonctionnaires en superbes habits se bousculaient pour faire place prés des illustres. Je m’en souviens encore de jean délavé que, j’enviais tant, de Moha Oustouh ! Et j’entends aujourd’hui encore « il aura vite snate d’ougoudiy ». Les belles filles sortaient des quatre portes de la place, elles ne marchaient point, elles dansaient déjà dans leur ruée vers les deux rangées d’hommes qui les attendent. De temps en temps l’un des grands chuchote un vers de chant_ poème à son voisin arreddad qui l’annonce à voix haute, les youyous des femmes et leurs échos remplissait l’air, et la rangée adversaire répéta l’air plusieurs fois jusqu’à ce que l’un des grands improvisa un autre vers. Et ainsi les corps se balançaient en vagues de la poitrine aux genoux jusqu’au signe de la récréation annoncé par le gardien de l’ordre des rythmes avec son tambourin. Les danseurs se dispersèrent, souvent pour continuer takrfiyt déjà entamée en pleins chants, ou tout simplement pour fumer une olympique rouge aux cotés de ceux qui ne dansaient pas, ou on s’appuyant sur une Renault, 8, 6, ou 16. Derrière les rangés de danseurs s’entama une discussion très savante entre des lycéens qui se contentent d’admirer la danse. Si vous pouvez me dire qu’elle est la source de toute énergie sur terre ? Nous demanda un ami, sans attendre la réponse, il répliqua lui-même que c’est le soleil bien sûr, et est ce que vous savez aussi que toutes les maladies sont d’ordre chimique ? Même si je me casse le genou ? Dans ce cas Je crois, que le mal est d’ordre mécanique, cela fût ma réplique, et tout le monde se met à rire jusqu’à ce que un autre ami entama une explication précise et vulgarisante du procédé de la bombe atomique, ce n’est disait il que le fait de savoir transformer la matière en énergie en cassant le cœur des atomes des matériaux lourds comme l’uranium et le radium… avec les mêmes outils que ceux d’Ou3anzoul ou avec les cailloux avec lesquels on casse les noix ? répliqua un autre dans un brouhaha de rires. C’est l’heure de dîner, la foule, toute la foule entra dans la grande demeure qui contient en plus de l’immense salon, une superbe véranda presque andalouse au toit de roseaux à milles losanges. Après le copieux dîner au salon, c’est ti3jibins que feu Lbaz guidait et animait en main de maître à la véranda. Une simple et petite dispute entre un Oumrghad et un Aqbli a risqué d’empoisonner la joie, mais plus de peur que du mal, ce n’est qu’une mascarade pour attirer les attentions de jeunes filles… Les gens s’endorment l’un après l’autre, le ciel commence à changer de couleur, je me faufile entre les corps pêle-mêle pour chercher un ahanou nouchkouf. A la sortie de la grande demeure j’aperçois un ange en chemise de nuit qui contemple le lever du soleil, je lui chante un air de mohamed abdelwahab ! pour rendre ses yeux à terre, mais hélas, les anges ne communiquent qu’avec leurs semblables… Une main me tient au coude, Awa Yallah, c’est 3ssou Douri qui sauve mes apparences en m’invitant à cuiller les dattes de son amenzou de Tadawt Nzemba. PS : ce fût l’année pendant laquelle Tadighoust a récolté les trois prix scolaires de la province, Moha Oustouh, en sc. maths, Addi Khana en sc. ex et 3abdou rabih en lettres modernes.

Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Vendredi 21 août 2009 5 21 08 2009 23:15
                                      

                   Ramadan Karim
Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Samedi 1 août 2009 6 01 08 2009 21:42

Tamrdoult

Cette mémorable place où l’on célébrait les mariages, où l’on assistait à Boughanim, Balloud et troubadours, où l’on palabrait de tout et de rien, qui contenait une vingtaine de boutique y compris trois salons de coiffure, trois tailleurs, un artisan bijoutier, un forgeron, un arhbi pour les bouchers et les festivités de tiskriwin, les circoncisions, cette place magique mérite plus qu’une pensée. Ammid Asnat, j’entends encore les voix et je vois les scènes ! C’est les vacances d’été tous les dighoussis reprennent plaisir à savourer les retrouvailles, Tamrdoult se prépare à accueillir une grande tamghra de l’un des nouveaux jeunes fonctionnaires. Je précise que seul l’age qui décide de l’appartenance à un groupe donné. Voilà comment est meublé l’espace comme je l’observe étendu à coté d’Ouchbir Ali qui lance ses beaux éclats de rires, Addi Khana fier de nous avoir battu lui et ses compagnons 3li Hammou, Br3i, Mammad et les autres grands joueurs de l’équipe de foot d’Elborj. Fatni Lhou, Moukhlissi, Our3ich sont aussi présents, étendus comme moi. Au sud au pied du mur de Tadart n’Ait Bel3ich, Hammou Ouhnou, 3Li Ouhnou, Feu Haou3li Khoudou, Hmad Oukhoudou, Ydir Ndagdag, Feu Kerchal, Lgamoun, et Hmou Oubni jouent Douj, même si ce n’est pas la saison, dans un brouhaha de rire et de commentaires. Voilà le poète Haddou Ou3li qui passe tout juste devant Sidi Mouh bouwaman sur sa splendide moto, Awa maydas inna A Hdou ? Tda zakht, ida lhya, awd lfrh ourikimi, répliqua Hdou. Un peu plus loin à droite feu Ouhnou, feu Ahassi et feu l3addad sont assis adossés au mur de Tadart de feu Sidi Hmou tout prés de la boutique de tailleur  Sidi 3omar Ou3abderrahman et le salon déserté par le coiffeur Ydir Oudagdag qui ne peut résister à la partie de Douj. Tout en face, A3nzoul répare une moto et de temps à autre fonce sur l’accélérateur pour dégager un petit nuage de fumée, on ne savait rien encore sur l’écologie, lui qui héberge à coté d’Ouhekkou vendeur de légumes et fruits. Chez Ha Ssekou, le seul boutiquier qui possède un réfrigérateur à gaze, feu Kouza, 3abboud, Hafidi, l’homme rouge et Mimoun Amghar savourent leur coca tranquillement. Zaid Ou3li, seul dans sa boutique semble faire abstraction totale au spectacle. Lhitar et Oumouhdach n’ont pas manqué à leur pèlerinage quotidien chez leur voisin, l’autre coiffeur de l’agora. Chez Sidi 3abderrahman l’fkih et tailleur, une discussion religieuse ou général s’est entamé avec feu Kechmar, Moulay, Ouhjan, feu Bayssou, feu S3id Oubouha, feu A3yay, feu Marius et Biskou. A l’entrée de la boutique de Sidi3bderrahman, sur la petite estrade, le grand poète 3amr Oumahfoud est assis avec quelques jeunes d’Igoulmimne et Zaid Oumechbouk, il prépare son fameux et historique poème 16 au dessous de zéro. A cette heure même arrivent vers notre groupe, Skkou Oubni furieux d’avoir être battu, lui et son équipe, à ses coté, La3ssas et Ikhlef Azgaw essayent de le calmer., et l’on vit sortir de la grande  porte de la grande maison Sidi Moh Ouhbibi et son presque secrétaire 3assou Douri. Non loin vers la porte du nord de Tamardoult, les représentants de Tazgat, Ighrem Nechrif et Aourir arrivent, c’est, Lhwa, Jida, Les Bourass, 3addi Baddan, Ba3ki, les Ghiss vont arriver plus tard. Tout au milieu un Ouyijyal étendu à coté de son mulet attend que tout le monde dégage pour allumer son feu, tout à coté Oujjan raconte ses belles blagues à Hmad Fatni fou de rire. Ali Douri et Moha Ouchbir ne font que traverser la place pour regagner Amerdoul, Ali Liman qui ne maque de visiter tous les groupes lance ses « Knor ababa Knor ! ».

J’allais oublier mes intimes amis Tougha et Chaka qui ne viendront que vers une heure du matin pour brûler les pieds de ceux qui s’endorment «  Abalak Lmina ! »! J’allais oublier aussi Hdou Marma et Hmad Kouch qui cohabitent quelque part dans les ruelles, harcelés par les mômes du ksar.

A bayada ! A bayada ! C’est Mahmoud tenant Alloun à coté de sa mobylette rouge, il annonce l’Ahidous. Que Dieu baigne les défunts de sa miséricorde et donne longue vie, joie et bonheur à ceux qui sont encore en vie.

Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 10 2008 19:13

بعد يوم وليلة ممطرتين اختلطت فيهما السماء بالأرض، وانزوت فيهما الساكنة في دورها الطينية التي لا يدفئها سوى حطب الصحراء الذي جمعته النسوة في الأيام الصحوة. وبعد الضيق الذي  يبعثه مثل هذا المناخ في النفوس، خرجت شمس دافئة رائعة لتنعش السطوح المبللة والأزقة المتطينة التي لا تحتمل غير الغبار. إن أهل الواحات رغم حبهم الشديد للمطر والماء فهم لا يقدرون على الكثير منهما، ولذا تراهم كلما أمطرت السماء دعوا الله بقدر النفع.

صعدت للا فاطمة إلى سطح المنزل المطل على فم روضة الولي ومقبرة العشيرة لتتفقد حمامها من جهة، ولتتملى المنظرين الرائعين الذين يلخصان القرية والحياة بها، بل وربما الحياة حتى خارجها، المزرعة وبحر الزيتون والنخيل والأثل على اليمين والصحراء والتلال الحمراء على الشمال، كالتوزيع الأخروي تماما كانت تفكر للا فاطمة كلما صعدت إلى السطح المرصد.

 تذكرت الصغيرة  سبب انزعاجها وتلهفها على الصعود إلى السطح  رغم عدم يبسه بما فيه الكفاية، تذكرت الحمام الرمادي الجديد الذي أهدته إياها بيحا، الطفلة اليهودية التي في مثل سنها والتي أخبرتها بسر قدرة ذلك الحمام على حمل الرسائل من بلد إلى آخر، وهو كلام لم تعره للافاطمة أي اهتمام.

فتحت للا فاطمة باب خم الحمام، وكم كانت مفاجئتها عظيمة لما لمحت شيئا غريبا في رجل الحمام الذي سلطت عليه أشعة شمس ما بعد العصر فانعكست في العنق كطوق فضة سبكه أبو بيحا، استسلم الحمام الصغير لكف لطيف آمن يحمله ولفم حنون يلثمه.

فكت الشريفة خيط الوريقة الملفوفة كوثيقة ملك أو قسمة إرث للعصافير، فتحت البراءة بأناملها الدقيقة، قبل أن تقرأها تفكرت وصية الولي الكبير ووصايا كل أبنائه وأحفاده في أن توهب كل فتاة حفظت كتاب الله فدانا وأن يتبع بفدادين كلما حفظ كتاب من الأمهات الصحاح  كالمِوطأ أو ابن عاشر أو سيدي خليل... على الأقل هناك ما تصلح له القراءة غير امتلاك لا يغني ولا يسمن من جوع مادامت حيل الإخوة وأبناء العم تحول دائما دون تنفيذ الحيازة والتمتع .  

فكت الصغيرة الحافظة للقرآن الكاغد فوجدت ما يلي:

أهل البلدة السعيدة، نحن هنا في أقصى أسفل واحات النخيل نستغيث بكم أهل الجبال، فالنصراني لم يعد بيننا وبينه سوى مسيرة ساعات، أغيثونا راجلين أو ركبانا أو بما استطعتم من أموال أو زاد، واقانا الله ووقاكم شر عدو الله وعدو الدين.

صعدت للا فاطمة الدرج الحلزوني نحو المصرية مهرولة وهي لا تكاد تحبس أنفاسها، فتحت الباب على أبيها الكهل دون استئذان.

كان الرجل جالسا على جلد كبش عيد تآكل بفعل الزمان وبيده كتاب من الأمهات، لا يمكن أن تحمل يدا الرجل مصحفا لأنه وببساطة يحمل محتواه، كل محتواه، في صدره. كان رجلا في السبعين من عمره أبيض اللحية رقيقها، يحمل رأسه الحليق عمامة بيضاء خفيفة، كان يقول بأن الإسراف في اللحية والعمامة يذهبان الوقار، يميل لونه إلى الاصفرار بشكل ملفت، وكذلك نحافته، وفقدانه عينا واحدة، وهي كلها علامات لا تترك من يراه ينساه أبدا، إضافة إلى قوة ما في روح الرجل تخيف العتاة من أهل القرية والوافدين، ورغم بأسه ذاك المعروف عنه وشدته في  نصرة الحق، فقد كان جد رؤوف بالأطفال والنساء، فهو الرجل الوحيد في العائلة الذي يفتح لهن أبواب البساتين ويترك زوجته الشريفة تخرج إلى المزرعة مع نساء الخماسين، وهو الطالب الوحيد الذي كان يكتب شعرا أمازيغيا في لوحه الخشبي و يعلن دون تحفظ ولعه بالقصيد، تسميه الساكنة رغما عنه الرجل الصالح وهو الذي أوصى ألا تبنى روضة على قبره، لقد كان مذهبه التقوى أولا والعمل ثانيا، وما دون ذلك فأباطيل وتدليس، وكان يعبر عن ذلك بقوله أن المتشدد إما هارب من شيء أو هارب إلى شيء، أما التصوف ففوق الشبعة ونحن في بلد نصف ساكنته من الفقراء وسبع سنواته فقط ممطرة. وقد وافق مذهبه هذا سلوك زوجته بشكل غريب، فأنكرا كل استغلال للنسب لأهل البيت، رغم احترامهما الشديد لكل رائحة تأتي من سيد الخلق، كما أنكرا بقوة كل أساليب المشعوذين والدجالين.

-        ما ورائك فاطمة، لماذا تلهثين هكذا؟

-        خذ وأقرأ ما في هذه البراءة

أخذ الرجل الصالح الوريقة وقربها من عينه السليمة ومن ضوء النافذة، تفحصها جيدا وسأل قرة عينه:

-        من أين جاءك هذا الخطاب؟

-        من رجل الحمام الذي أهدته إياي بيحا

صمت قليلا ثم أمر ابنته أن تجلس بجواره.

-   صحيح أن إغاثة المسلم لأخيه المسلم واجب ديني ، لكن هناك أمور لا تتقنها نحن أهل الواحات الصغرى، نحن يا بنيتي رغم مستوانا العلمي أشبه بالفلاحين والخماسين منه من الأسياد، لا يجب أن نغتر بتبجيل أهل الحارة لنا،  إنهم في المدن وفي الواحات الكبرى يعرفون ما يريدون ولا يفصحون عنه، ونحن أهل نية لا نفهم ما يقع حتى يمر الحال، من الأفضل لنا أن نتريث دوما، فقد اختلط الحق بالباطل هذه الأيام ولا ندري من في المشروعية ومن في الإدعاء والدجل، وقد سمعت خروج رجال كثر يريدون الرئاسة، بعضهم باسم الدين والبعض الآخر باسم الجهاد، وأكثر من ذلك هناك نصارى بزي المسلمين انطلقوا يعيثون في الأرض فسادا بفرق تسد، نحن هنا يا حبيبتي  حتى نرى ما سيصنع الله، لقد خرجت عواما قبل أن تولدين عدة مرات، شاركت في معارك بودنيب ومسكي وأمكلكال وغيرها، وجئت أمك عدة مرات بعمامتي وفيها ألف ثقب بارود، بل وأنا الذي أوصد ت الباب على الدجال الفتان المدعي الذي شكل مخزنا صغيرا بجيش وفرقة موسيقية وعبيد وراية وخاتم، في الوقت الذي قبل دعوته جل أهل القرية.

شعرت للا فاطمة الصغيرة بنشوة ما بعدها نشوة، وحاولت استزادته في الكلام الذي يخرج من فمه حلوا كلحن قديم، غير أن صوت أمها وهي تبحث عنها أخرجها من الدرس التاريخي وأعادها إلى عالم النساء الذي ترفض تفاهته والذي لولا حزم أمها شريفة وأم العائلة ما عيشة ما كان ليساوي جناح بعوضة.

 

 

Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 03 2008 22:18
La gastronomie oasienne
 
 
Les mots clefs :
 
Les troupeaux      l’agriculture    céréales, orge, blé et maϊs    les œufs
Les modes culinaires        ustensiles en plastique   la gourmandise      les routes    les marchés     la télévision     médicaments hallucinogènes sauce juxtaposition…
 
Résumé :
C'est dans le contexte de vouloir saisir les mutations sociales d'une oasis marocaine, en cherchant dans les mécanismes de changement- organisationnels, du savoir et des valeurs- et les formes sociales de résistance aux changements. C'est dans ce contexte que je me suis trouvé en face des comportements gastronomiques, médicaux et corporels des oasiens.
 
 
        Se nourrir, c'est vital, d'où l'importance thématique et méthodologique d'appréhender la gastronomie, la nourriture et l'art culinaire d'une société, un peuple ou une communauté, comme phénomène de civilisation[1].
C'est dans le contexte de vouloir saisir les mutations sociales d'une oasis marocaine, en cherchant dans les mécanismes de changement- organisationnels, du savoir et des valeurs- et les formes sociales de résistance  aux changements, c'est dans ce contexte que je me suis trouvé en face des comportements gastronomiques, médicaux et corporels des oasiens[2].
Problématique
Que mangent les oasiens ? Comment le mangent ils? Quand? Et où? Comment entretiennent ils leurs corps et leurs santés?
La problématique de cette contribution se résume dans une question principale: comment la nourriture exprime les changements d’une communauté[3] ? Une oasis du sud marocain. Comment la colonisation a introduit de nouveaux produits ? De nouvelles recettes et modes de cuisson, de production, d’échange, de consommation…et comment l’espace façonne nos coutumes et traditions [4]? Comment l’habitat traditionnel, le four du bois, le manque de l’électricité et le réfrigérateur donnait la consommation lente et instantanée ? La pluie, et les rites de la magie sympathique[5], L’eau de la seguia ou du puits prenait beaucoup de temps et dispense beaucoup d’énergie, et comment le robinet est venu pour faciliter la vie à la femme et lui récupérer du temps pour s’intéresser et à son corps et à l’éduction des enfants.
L’habitat intra muros, les ruelles et les places qui ne sont que continuité de la maison d’où la sécurité et le confort pour les enfants dans leurs jeux interminables et qui changent comme le cycle naturel des saisons et du voyage du soleil dans le ciel.
Les jardins d’arbres fruitiers qui forment une ceinture d’ombre et de fraîcheur et qui produisent suffisamment de sucre et de vitamines pour le bon humeur au quotidien.
Sortir et habiter les cubes blanc doit prévoir places vertes, services de divertissements, ce qui n’est pas dans l’ordre du jour des élus et responsables urbanistes.
 La route- le sentier noir- comme l’appelle les oasiens, l’eau potable, l’électricité, le réfrigérateur et la télévision ne sont point des infrastructures et techniques neutres, c’est une révolution souterraine qui attaque tout un mode de vie.
En visitant un de ses fils instituteur à la capitale de la province, un fkih, devant le robinet qui facilite ses ablutions, l’éclairage public qui éclaire ses pas vers la mosquée pour la prière de l’aurore, a laissé des paroles que la population répète encore, il a dit « ces gens ont découvert le passage secret vers le paradis ».
Mais la civilisation a ses inconvénients, la route fait venir l’alcool et les drogues. La télévision, la paresse et les dîners tardifs, les oasiens la nommèrent « Telfa » celle qui fait perdre le sens ! Avec le réfrigérateur, les repas froids et réchauffés, et « nous somme dans une pseudo vie » fait entendre presque tous les vieillards des oasis. 
Pour répondre à ces questions le thème nourriture s'élargit pour atteindre les modes agricoles et pastoraux de production et de travail[6], aux traditions, aux niveaux techniques de la cuisson, à l'habitat, aux transmissions du savoir et des sagesses séculaires, en un mot à la culture oasienne.
Les oasis, malgré les précarités économiques qui pèsent beaucoup sur elles[7], sont des sites paisibles et parfois prospères lorsque l'eau ne manque pas ou avec la rente du commerce caravanier ou même lorsqu'elles sont le foyer de déclanchement des idées qui tendent aux pouvoirs politiques[8]. La quantité et la qualité de leurs repas le montrent.
Hypothèses
Les gens par la nourriture construisent le monde, dès les techniques jusqu’à la culture et les valeurs, les temps de changements sont un laboratoire sérieux pour suivre cette construction.
Mon hypothèse principale qui ambitionne à devenir théorie pour les changement dans les oasis, la société rurale, et peut être pour toute la société marocaine, mon hypothèse je l’ai appelée juxtaposition de sociétés, juxtaposition car l’ancienne vie n’est pas encore morte et la nouvelle n’a pas pu encore régner, et en même temps le brassage ne s’est pas introduit:
_ Juxtaposition dans l’habitat, même si les vieux ksours sont éclatés, on a fait venir les ksours dans les nouveaux quartiers modernes.
_ Juxtaposition dans la cuisine, à coté de plaques chauffantes et fours à gaz, on construit encore des fours de bois.
_ Juxtaposition dans les cultures, dans les mariages, il y a toujours les groupes musicaux modernes et les festivités traditionnelles.
_Juxtaposition de valeurs, à coté des valeurs traditionnelles de solidarité, l’individu immerge avec force.
Espace et temps de l’enquête
 Tadighoust, province d’Errachidia, au sud du Haut Atlas, est un jardin cultivé par l’homme parcelle après parcelle et pour des années et des années, les débuts sont d’ordre mythique et légendaire comme tous les débuts et toutes les origines.
 On raconte que le site était désert, aride, brut et sauvage. Un homme saint est arrivé et décida d’y construire sa Khoulwa, sorte de sanctuaire, pour y vénérer Dieu et abriter les voyageurs et les démunis, il brûla les broussailles et se fût la naissance de Tadighoust, étymologiquement, la brûlée.
Le site est choisi pour ses conditions morphologiques et topographiques favorables à la vie et au peuplement. Des montagnes et des collines entourent et les Ksours et la palmeraie, ce qui crée un micro climat de confort en emmagasinant la chaleur en hiver, et surtout en diminuant la force des vents qui viennent du sud et en piégeant la fraîcheur des montagnes l’été, et le tout est allaité par le fameux Oued Gheris avec sa tête dans les cimes des montagnes de l’Atlas et ses pieds dans le désert.
Au nord, la majestueuse montagne noire surplombe comme un géant oiseau et les agglomérations et d’autre montagnes moins grandes et moins majestueuse, surtout l’Aghnbou à l’est, une sorte de géant bec qui menace la colombe, le bec fut utilisé comme garnison pour les autorités coloniales, et les habitants juste au dessous fussent les premières à se résigner. A l’oust, c’est des collines plutôt, Tidoua, les dots, un paysage exceptionnelle de vagues rocheuses, qui donnent le sentiment d’énervement et de rébellion permanente, les rapports des colonisateurs lors de la dite «  pacification » parlaient d’une rébellion totale des habitants « qu’on ne peut point corrompre avec des marchés et des ambulances »[9] et ce fut la première bataille ou l’on utilisa les blindés.
Au sud de notre oasis, ou plutôt aux milieux s’érige un alignement de collines, deux jumelles sacrées, Lalla Ouliya, notre dame la sainte, le lieu favori des rites et des fêtes… au dessous c’est le cimetière musulman, à l’ouest c’est Lalla Arbia, notre dame l’Arabe ! Point de rites ni de fêtes, au dessous c’est le cimetière juif, et plus loin à l’est c’est la collines de la grotte des Djinns, Ifri nljnoun surtout les mauvais, car dans les autres collines citées habitent d’autres djinnes, mais les bons et les amis des oasiens, et l’on raconte que jadis les deux agglomérations souterraines menaient des guerres et des batailles infinies, les habitants prétendent avoir entendu les coups de feux tirés de part et d’autre.
Méthodologie et techniques
Le temps consacré à l’enquête est divisé en deux moments, le premier où le travail était indirect et fait partie de l’enquête de mes deux thèses en sociologie sur l’oasis, le deuxième est de deux petites périodes, été 2004 et été 2005.
L’échantillon, comprend des femmes et des hommes, des habitants de mon ksar, d’un hôtelier restaurateur, un ex infirmier, et un fkih.
Le sujet étant d’ordre culturel s’est basé sur les entretiens ouverts avec des gens parfois bien choisis, parfois rencontré au hasard.
Ce que l’on mage et comment, hier et aujourd’hui
Les oasiens mangent peu de viande, une denrée rare et chère, mais aussi de point de vue mode culturel et économique les têtes d’ovins et de bovins sont un fort critère de propriété, les animaux ont parfois une dimension vitale, c’est le signe de la richesse et la force de la tribu, on appelle les troupeaux « Mel » ce qui veut dire littéralement argent et richesse, à coté de l’agriculture, le squelette de la vie oasienne, l’élevage reste un complémentaire essentiel, chaque souk réserve deux espaces sur quatre pour les animaux, le premier pour les ânes et les mules, comme moyen de charge et de transport et l’autre pour les transactions d’ovins, caprins, bovins et chameaux, il y a aussi des coins pour le volailler ( poules, coqs et pigeons) et les lapins, le marché des animaux et le lien essentiel entre les nomades et les sédentaires.
Chez les sédentaires, se sont les femmes qui s’occupent de la nourriture des animaux et ne veulent les quitter à aucun prix, une femme sans vache ni brebis dans les oasis est une femme démuni de l’essentiel, par contre, on les change, on les partage, on les possède en commun,Tichurka, sorte de société d’animaux entre celui qui les achète et celui qui les nourrie. Ainsi l’oasis vit au quotidien au rythme des transactions animalières et agricoles, transactions bien régies par des coutumes précises et strictes ou par des fatwa de fkih locaux qui puisent leurs jugements dans la loi islamique malékite.[10]. Et la consommation principale de la viande reste celle du jour du sacrifice, la grande fête musulmane. Cette fête qui peut à elle seule être un alibi de réflexion anthropologique sur le mode de vie des pays musulmans. Le sacrifice comme rite universel possède des dimensions locales très précises, consommer telle partie du corps de l’animal tel jour pour une ethnie et tel jour pour une autre exhibe le mode de travaille qui varie entre les anciens éleveurs guerriers, les agriculteurs et les saints...mais qui sont unanimes à conserver la viande du mouton sacrifié  malgré que les paroles du prophète ordonnent sa division par trois, le premier tiers pour les pauvres, le deuxième pour la consommation immédiate et le troisième pour la conservation.
Jadis les œufs sont vendus aux juifs qui les consomment directement ou pour  gâteaux. Les juifs_ au contraire des musulmans paysans qui lèguent l’argent à la deuxième place, et emmagasinent les denrées dans des greniers et se donnent au trocs_ ont toujours de l’argent et des bijoux, «  on ne fait rien, on ne fait que accumuler de l’argent, a répondu un juif à une question, comment à tu fais pour avoir une telle fortune ? » c’est facile à transporter et à accumuler et en faire des trésors, les juifs oasiens sont les premiers utilisateurs du souk, ils sont commerçants, artisans et rentiers, les musulmans riches associent parfois des juifs pour réussir leurs affaires, en plus de la peur que les juifs achètent tous les biens des musulmans des coutumes interdisent la vente aux juifs, ce qui explique l’essor qu’a connu les familles juives avec l’avènement colonial.
Les oasiens musulmans méprisent et les œufs et les tomates, les premiers peut êtres pour expliquer le dépassement d’un mode de vie primitif qui se base sur la cueillette immédiate des choses de la nature, les oasiens sont des transformateurs, ce qui explique aussi le mépris des domestications de petits animaux, élevage légué au enfants et au femmes, et qui nécessite des grains, denrées précieuse. La chasse aussi est mal vue et ne la pratique que des gens frustes, « sauvages » et bizarres[11].
  Beaucoup de céréales, orge, blé et maïs, les oasis surtout celles qui possèdent suffisamment de terre et d’eau sont connu par la culture du blé et d’orges comme premières cultures du printemps et du maïs comme deuxième culture d’été, semer, labourer, soigner et récolter sont des savoir faire essentielles des oasiens, le nombres d’intarnes_ amas du blé_ est signe de richesse. Lors des récoltes c’est toute une animation qui gagne la compagnes, hommes ,femmes, enfants et animaux sont tous au service de la faucille et la fourche. Le marché du blé, un espace sur quatre, et connu aussi par son animation, ses prix sont parmi les indices les plus représentatifs de la qualité de l’année. Le circuit du blé, à lui seul peut expliquer beaucoup de pages dans le livre de la vie des oasiens, le petit circuit, des champs au grenier en passant par l’air du battage , le deuxième, du grenier au troc ou au souk, le troisième et un va et vient entre les oasis et les plaines internes du Maroc, dans les saisons sèches on immigre pour travailler comme moissonneurs et revenir avec des sac de blé, ou tout simplement attendre l’arrivé des camions qui emmènent le blé de «  l’Azaghar » pour subvenir au manque oasien, et on assiste ces dernières années à l’achat des oasiens aux terres cultivables de l’après Atlas, « ce n’est point vos terres qu’on achète, mais votre ciel » a dit un oasien à un homme des plaines.
 Beaucoup de légumes et de fruits sont consommées aux oasis, surtout les dattes, et presque toutes sortes de fruits saisonniers, les grenades et les raisins en automne, les dattes surtout l'hiver, les abricots, les pêches, les prunes et les pommes au printemps et en 'été.
Si on veut préciser plus, les céréales, les légumes et les fruits sont les aliments de base de la nourriture oasienne, la viande est chère et les animaux, surtout les vaches sont pour la production du beurre et du petit lait, consommer le lait directement ne se fait point. Le pain du blé chaque déjeuner, le couscous du blé ou d'orge ou même du maϊs chaque dîner.
Si on veut diviser les modes culinaires, beaucoup de critères sont valables, on peut parler du manger des nomades qui est basé sur le lait signe de noblesse, les paysans préfèrent le pain signe de prospérité, d'ou le mépris de ces deux catégories aux petits animaux, poules, lapins et aux oeufs[12].
La cuisson et forte et lente, on ne mange jamais les choses demi cuites, la cuisson des légumes se fait souvent dans l'huile d'olive et l'eau, c'est la traditionnelle sauce locale démuni de la tomate, mais souvent bien épicée, cette sauce est un mélange de légume, souvent des ognons, des carottes, des navets et des pommes de terres, qui viennent de la montagne, qu'on a échangé avec des dattes ou de l'orge.
Cette sauce est le repas principal du déjeuner qu'on consomme vers 13h, mais déjà à 10h du matin on a pris un repas du pain garni des ognons fraîches et la graisse du mouton, et ce n'est pas tout, car on a déjà bu avant le lever du soleil une soupe traditionnelle et très locale, c'est la fameuse soupe aux choux très légère et très épicée et qu'on prenait toujours avec des dattes, la tradition locale répète qu'un médecin français « ébahi » devant cette "harira" a déclaré que les oasiens auront toujours une bonne santé s'il persistent à la consommer 
Ainsi l'oasien mangeait quatre ou cinq fois pendant la nuit et le jour, le petit déjeuner vers six heurs du matin, un casse croûte vers dix heurs, le déjeuner au milieu de la journée, comme on dit chez nous, et rarement un goûter, c'est une nouveauté, car on dîne très tôt, c'est vers dix huit heurs l'hiver et vingt heurs l'été, et le dîner est souvent un plat du couscous, « taam », littéralement, nourriture. Les habitudes culinaires sont standardisées et non variées, on ne connaît pas la salade ou l'hors d'œuvre, le sens de l'apéritif n'existe pas, les populations oasiennes laborieuses comprennent bien le rapport vital entre une bonne santé et une bonne nourriture, surtout pour la classe de ceux qui dépensent beaucoup d'énergie, les cultivateurs et les femmes, si non la gourmandise est très mal vue, on dit de celui qui mange avec avidité qu'il a le coeur tombé.
Ce qu'on mange est très lié au mode de sa production et au comment on le prépare, l’agronomie asienne régit toute la vie des oasiens, les terrains sont entretenus jalousement, si ces derniers sont plus vastes, la priorité est au blé, l'orge et la luzerne, pour les micros oasis qui possèdent souvent moins de terres mais en revanche plus d'eau c'est des légumes et d'arbres fruitiers que l'on cultivent.
 Les oasiens dans leurs plaisanteries se nomment par leur régimes alimentaires, les gens des navets et des pommes de terres sont les montagnards, leurs voisins les plus proches sont les mangeurs de pèches, un peu plus vers l'aval c'est ceux des amendes et des grenades, les oasis des plateaux s'appellent ceux du blé, les micro oasis répondent par ceux de la gourge ou les ognons, et parfois c'est les récolteurs de piments…
Dés l'avènement du protectorat vers 1933 les habitudes alimentaires ont subi des changements considérables, c'est d'abord les blés tendres, que les autorités françaises changeaient contre les dures, qui ont bouleversé le repas oasien et à savoir la conception de la "modernité" qui est très liée à cette nouvelle nourriture très abondante mais de très mauvaise qualité selon la perception oasienne, "la farine blanche est à l'origine de toutes nos maladies et maux" disent facilement tous les vieux de toutes les agglomérations de sud,"  le pain blanc est un poison qui attaque nos articulations et nos genoux"répètent ils, "actuellement on mange beaucoup, c'est vrais on a plus faim comme jadis, mais la santé fait défaut, on vend nos bonnes dattes, nos huiles d'olives pour acheter le thé et le sucre qui ne possèdent aucune valeur nutritive" déclarent facilement les vendeurs de dattes devant les portes de souks.
 Dés lors on a affaire aux maladies méconnu avant, comme les gastrites, les fatigues et les rhumatismes, et les gens ont battit toute une théorie sur les facteurs modernes de la mauvaise santé comme résultante des denrées "chrétiennes", le pain tendre, les conserves, le tabac et l'alcool, la théorie s'étend aux ustensiles industriels, surtout le plastique et l'aluminium qui ont remplacé le bois et la terre. Les engrais, les marchés, la cuisson à gaze, et la télévision contribuent ensemble à tuer la vieille soupe aux choux, très locale et très matinale, des recettes disparaissent, d'autres apparaissent. Les veillées de la télévision ne permettent plus de se lever tôt, les salades de tomates remplacent les choux, mais à l'inverse, le pain garni persiste et même il a commencé à gagner du terrain et à se propager dans d'autre contré, c'est un peu notre pizza à nous.
" Avant, on ne connaissait pas les maux d'estomac, les maux de têtes et les maladies cardiaux – vasculaires, la fatigue n'existait pas, on ignorait les mots comme le cholestérol et graisses du sang, la tension artérielle, lorsqu'on a le cafard on préparait du couscous du mais avec la viande de la tête du mouton, les herbes sauvages guérissait le froid, toutes ces nouvelles maladies sont sorties des laboratoires occidentaux qui négligent l'argile et la terre, c'est de la terre qu'on est sortie et c'est à elle qu'on doit revenir.."
Les témoignages ci dessus explicitent clairement l'attitude, surtout de la vieille génération, envers les habitudes dites modernes. Pour les jeunes au contraire, ils prennent les dimensions vitesse et propreté comme essentielles," les vieux repas sont cuits sur du boit cela prenait beaucoup du temps et beaucoup d'énergie et du travail pou les femmes et les jeunes filles qui voyagent parfois des kilomètres pour ramasser le bois de la cuisson et cela les privait de la scolarité, maintenant avec les fours à gaz, les cuisson sont devenus un travail d'enfant et les homme ont commencé a aider les femmes à la cuisine.."
Maintenant beaucoup d'ustensiles, en plastique surtout, sont introduit, on peut parler de l'ère plastique dans les oasis, ce qui a ruiné beaucoup l'artisanat et le savoir faire local comme la poterie, la tapisserie, la menuiserie[13]... le pain blanc a pris de l'espace, malgré que les quota de farine noire est un usage mensuel qui est pris comme indice de pauvreté et de misère, le couscous qu'on dégustait jadis chaque nuit n'est consommé actuellement qu'une fois le jour de vendredi, une tradition citadine et médinoise qui s'est propagé dans tous le Maroc et devenu signe d'identité et de la tradition nationale devant les repas occidentaux comme les flûtes parisiennes et les salades...
Les routes, les marchés et la télévision sont les agents véhiculeurs principaux des nouveaux goûts, mais la santé en souffre beaucoup, les enfants et les adolescents sont devenus les premières victimes du tabagisme et de l'alcool, ce qui n'était avant que l'affaire des anciens combattants et des chômeurs, des drogues naturelles comme le canabis et chimiques comme quelques médicaments hallucinogènes se propagent vite, et on a commencé a parlé du phénomène citadin " tchmkir" qui est un signifiant qui veut dire délinquance et vices surtout pour les enfants de la rue des grandes villes marocaines comme Casablanca, Rabat, Fès ou Marrakech..
« avant, tout marchait bien, on ne mange que du blé dur et l’orge et on a des genoux en fer, les filles étaient splendides, des candidats pour mariage venaient de loin, nos enfants étaient saints et jouaient sous nos yeux comme des agneaux, on ne voit les maris que portant un outil de travail à l’épaule, les jeunes filles portaient des fardeaux de luzernes ou de bois comme des mules, maintenant tout a changé, les tables de classes ont fait fléchir les muscles de nos enfants, le pain blanc, l’huile de bouteille, si comme les roumis ont mit quelque chose dedans. On a aussi oublié nos aumônes[14] et nos rites culinaires…et puis voilà le « noumérique » qui ne laisse plus personne dormir, ce « noumérique » qui n’entrera ma maison que sur mon cadavre, c’est peut être la fin du monde. » raconte une femme de 60 ans..
Oui c’est peut être le début de la fin du monde traditionnel et le mode de subsistance. La société du marché, associée maintenant à la mondialisation, attaque massivement les autarcies, les vagues de jeunes morts noyés dans le détroit du Jibraltar se multiplient et on est dans une phase de crise permanente.
 
 
Conclusion
La société est désormais démuni de ses vieilles habitudes, de ses instances de régulation, de ses coutumes et valeurs, et pour les générations actuelles, la modernisation ce n’est pas pour demain.
 
 
 


[1]- Mauss, Marcel._ Essais de sociologie, éd de Minuit, 1969, p, 235
[2]- voir notre ouvrage, Les oasis marocaines précoloniales, cas de Gheris, éd, IRCAM, 2005, 276 pages. Thèse de troisième cycle.
[3]-Germaine, Tellion._ le harem et les cousins, Seuil, 1968, « les gens aiment épouser la fille de leur oncle paternel, comme ils aiment manger la viande de leur élevage »p,83 
[4]- Ben Mohamed, Kostani, le Gheris et le protectorat, thèse de doctorat en sociologie.
[5] _Camps Gabriel._ Anzar, in Encyclopédie Berbère, Edisud, Aix –en-Provence, 1989, vol .VI, p.796-797
 
[6] - voire, Mohamed, Mehdi.et autres_ Mutations sociales et réorganisation des espaces steppiques. éd, Najah Aljadida, 2002.
[7] - les oasis sont citées parmi les premières régions pauvres du Maroc par le dernier recensement officiel.
[8] - voire notre livre et aussi, De Segonzac._ Au cœur de l’Atlas, Mission au Maroc, éd, Larose,1910, p, 75.
[9]-Huré(G/A)._ la pacification du Maroc/dernière étape,1931/34.éd Berger Levraux.1952, p, 20.
[10]- Voire notre livre où nous avons traité des documents islamiques.
[11] - les oasiens, comme tous les ruraux, préfèrent les mangers de la maison, le pain de la maison, le couscous de la maison…etc. voire, Germaine, Tellion, ibid, p,84.
[12] - Contre ce que Germaine Tellion énonce pour la Kabylie, «  devenus cultivateurs et éleveurs de troupeaux, ils ne renoncent pas aux cadeaux gratuits de la nature… », ibidem, p, 90
[13] - Jean, Beaudriallard._ le système des objets, tel gallimard, 1968, «  le bois a son odeur, il vieillit, il a même ses parasites, etc., bref ce matériau est un être », p,52.
[14] - c’est un autre chapitre qui mérite à lui seule recherche, voire, Mohamed, Mahdi, Pasteur de l’Atlas, éd, Najah Aljadida, 1999. Et aussi Hassan Rachik, Sacré et sacrifice dans le Haut Atlas marocain, Afrique Orient, 1989. 

NB L'article est publié à Meknassa, la revue de la FLSH, Université MOulay Ismail, Meknes 2007
Par Kostani - Publié dans : sociologie
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 11 2007 17:57
Premier jour du dortoir
Ou l’ « aux pieds des lits »
 
Dédiée à Zaid Chkouch et tous les internes de Lycée Sijilmassa des années 72/75
C’est le mois d’octobre, le mois des dattes, du mais et des grenades, mais aussi le mois de la rentrée scolaire. Dans ce mois jaune quelque chose serre les gorges de tous les écoliers et surtout les collégiens et les lycéens qui vont quitter leurs belles palmeraies pour gagner la capitale de la province, ksar es souk, Errachidia maintenant. Dans leurs petits faubourgs il n’ y avait que le niveau primaire.
Ce qui atténue un peu l’angoisse de la séparation c’est les courts moments qu’ils passaient ensembles aux dortoirs avant de dormir, avant le fameux « pieds aux lits » et le «  contrôle » du maître d’internat.
C’est la première nuit qu’on va passer au dortoir, cet ogre qui accueille une centaine d’élèves chaque nuit. Le maître d’internat en despote absolue est dans sa « boxe » avec des amis privilégiés, d’autres sont déjà dans les toilettes non pour les besoins naturels mais pour fumer des moitiés de cigarettes noires.
Nous étions une demie douzaine de copains du patelin et d’autres contrés, on discutait du tout et du rien, de nos besoins vitaux au réfectoire jusqu’à l’existence de dieu. Tout le monde cite les défauts de la gestion du surveillant général, un ami qui nous a quitté maintenant il y a de cela une douzaine d’années a osé même parler d’abus de pouvoir, lui qui a un frère commissaire sait de quoi il s’agit un abus de pouvoir, nous on ne sait rien de ce terme juridique mais on sent son signifié, le mec qui gérait l’internat était un vrai dictateur.
Parmi nous un ami ne se plaigne jamais de rien, au contraire il ne cesse de répéter que l’internat est un paradis si on le compare à nos maisons de boue et de terre, à nos pains noirs, à nos repas sans desserts, et surtout ce qui le fascine le plus c’est les lits à ressort, assit ou étendu sur son lit il rebondit et rebondit pour mieux sentir l’effet des ressorts.
-                         ici c’est le paradis, on descend pour apprendre quelques mots et on monte pour manger, on descend une deuxième fois pour quelques mots et on monte pour manger, on descend une troisième fois et toujours pour des mots et on monte pour manger et s’étendre sur nos lits à ressorts, et que ce que vous demandez de plus. Vous êtes des gens gâtés et vous ne remerciez pas dieu qui vous a donné tant de bien et de confort.
C’est ce qu’il ne cesse pas de répéter notre ami.
Le lendemain, on le trouvé étendu pas sur son lit mais par terre, à force de trop bouger toute la nuit il a du tomber.
_ Ça c’est le paradis lui disent les camarades du dortoir.
Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 09 2007 01:08

Un ami nous a quitté

 

C’est avec tristesse que je viens d’apprendre le décès d’un camarade de jeunesse, feu Ghiss Mouloud, c’est un autre ami, Zaid Chekouch de Beni Mellal qui m’en a informé.

Un moi avant, Zaid m’a demandé via émail de vouloir écrire sur les jours de Sijilmassa, les jours où notre ami Mouloud était la vedette par excellence. Avec son grand sens de l’humour, sa sympathie et son élégance et du verbe et vestimentaire. Comment oublier ses façons de faire rire tout le monde par les anecdotes, les gestes et les faits même.

Je n’oublierais jamais le jour de sa participation au cross scolaire où il a juré qu’il sera en tête, le jour j tous les amis se sont déplacé pour l’encourager_ pour une raison que j’ai oublié maintenant j’étais absent_ mais les camarades m’ont raconté que Mouloud n’a pas gagné le pari, mais il a gagné toute la sympathie  du parcours et a donné un grand jour de rires et de bonheur à tout le monde.

Que dieu aille son âme et qu’il donne patience et sérénité à ses deux familles, la petite et la grande et à ses amis.

C’est comme une partie de nous qui rejoint dieu.

Inna lillah wainna ilayhi raji3aoun  

Par Kostani - Publié dans : tadighoust
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Samedi 5 mai 2007 6 05 05 2007 14:32

Le département de sociologie de la fac de Meknes organisera un colloque le 10 et le 11 mai 2007 sous le théme, le développement durable au  monde rurale et aux oasis. voila et les résumés des interventions et le programme:

Les résumés

 

 

 ندوة التنمية المستدامة في العالم القروي والواحات

شعبة علم الاجتماع

 

 

 

 

 

 

 

 

 تقديم

 

تبدو المفارقة كبيرة سواء بالنسبة للساكنة أم بالنسبة لمؤرخ العالم القروي المغربي، ساحلا وسهولا وجبالا وواحات، لقد كانت الأمور في الماضي القريب تسير على أحسن حال وكان الفعل الاجتماعي يشتغل بدقة، بل ويمكن أن نتحدث عن ازدهار ما بداية القرن الماضي، أما حالة هذا العالم الآن فهي لا تسر العدو قبل الحبيب بتعبير الساكنة نفسها، وكأن الآلة الاجتماعية تعطلت ولم تعد عناصرها تعمل بما فيه الكفاية، إنه الجفاف بالنسبة للواحات، بل وحتى بالنسبة لبعض المناطق الساحلية والجبال حتى، تقول الساكنة والمسئولون وكذلك الأطروحة التقنوية. أما بالنسبة للتقرير السوسيولوجي والأنثربولوجي فهو ينظر من زاوية أخرى أكثر شمولية، زاوية القدرات الذهنية والإمكانات الثقافية والمعرفية التي لم تعد مؤهلة للتفكير والفعل في الأشياء الاجتماعية القروية، وليس الأمر سياسات فاشلة ولا منافسة السوق الرأسمالية فحسب، بل يرتبط الأمر هنا بشكل مركزي بأنا لم تسعف ولم تهيأ بما فيه الكفاية كي تحافظ على مقومات ذاتها وتنفتح على قبول القيم الجديدة مع إدماجها في مقولاتها القاعدية. ذلك هو الرهان بالنسبة للملاحظة الأنثربولوجية، إذ المجتمع لا يعتبر مجتمعا إلا إذا حقق نسبة مقبولة من التوافق والانسجام سواء مع الذات أو مع الآخر والعالم. لقد استطاع المجتمع المغربي التقليدي أن يبني ذلك الانسجام المشكل للهوية عبر تجارب التاريخ، لكن الصدمة الكولونيالية جعلته يفقد توازنه سواء على مستوى تدبير الأشياء أو على مستوى إنتاج الأفكار وتصريفها. نحن الآن أمام تجمعين بشريين لا يجمعهما جامع، تجمع قديم، ولا أقول تقليدي لأنه لم يعد كذلك، وأخر جديد، ولا أقول حداثي لأنه لم يصبح  بعد كذلك، بل واستضمر كل واحد الازدواجية تلك في ذاتيته، تلك الازدواجية الغير المتصالحة بين قيم المساواة والتسامح من جهة وقيم السوق والربح والمنافسة من جهة ثانية، وبين إبداع أشكال جديدة تنظيمية للشغل والحفاظ على القاع الإنساني الكافي من جهة ثالثة.

هذه هي الأرضية التي يمكن أن نفرع عنها أربعة محاور أساسية هي:

1_التقنية بين التصور العالم والمهارات التقليدية

2_ المعرفة وأساليب تنقيلها

3_ تنظيم المجال والمجتمع

4_ القيم والتوجهات

بن محمد قسطاني

المداخلات:

في مفهوم التنمية المحلية والمشاركة

 

ذ: عبدالمالك ورد

كلية الآداب والعلوم الإنسانية مكناس

 

       إذا كان خطاب المؤسسات والفاعلين الدوليين اليوم يركز في توجيهاته وتدخلاته على مفهوم التنمية المحلية والفاعل المحلي و أهميتهما في عمليات تحقيق النمو الاقتصادي، في مختلف مجتمعات العالم، باعتبار ذلك الوصفة السحرية لفك شفرات التخلف والفقر والقفز نحو عالم حديث أفضل، فهل فعلا يمكن أن نتحدث عن تنمية حقيقية بمجتمعات اليوم – خصوصا المجتمعات الثالثية -  في ظل تزايد عدد التنظيمات الجمعوية؟ هل عرف الفعل العمومي تحولا ومسارا جديدا في هذا الشأن، في ظل إكراهات السوق وهيمنة قيم الليبرالية الجديدة والعقل المقاولاتي على تدبيرنا العمومي؟ هل من الممكن أن نتحدث عن مشاركة فعلية في هذا التدبير؟ الخ...

تلكم هي بعض التساؤلات التي سنحاول تناولها في هذه المداخلة، مستهدفين في ذلك تبيان هشاشة هذا المفهوم وعجزه عن التوصل إلى معالجة المفاعيل السلبية والقضايا المستعصية في أجندة التنمية.

 

Nom : ………ABBADI……………………………………………………………………….

Prénom:……………DRISS…………………………………………………………………

Institution. : CENTRE MAROCAIN DE GOUVERNANCE

Le développement humain ne peut se réaliser que par le bas ……

 

Résumé du thème proposé :……………………………………………………………………

Le développement humain ne se décrète pas, la population se l’approprie et il devient sien puisqu’elle en est le destinataire. Le développement humain ne se réalise pas par des interventions techniques ou par la distribution de ressources matérielles ou l’injection de doses de « DH » (développement humain) dans les communes considérées « pauvres ». Le développement humain est une affaire des  populations locales à partir desquelles il doit émerger. En ce sens, la démocratie locale est en une condition sine qua non. Combien de régions « pauvres » subsistant grâce à un Etat fort demandent leur autonomie au lieu de l’aide et l’assistance. C’est le cas par exemple du Costa Rica petit état sous administration américaine qui survit grâce aux aides financières, alimentaires des USA. Un chauffeur de taxi auquel un responsable américain, en visite dans cette région, a demandé ce qu’il souhaite le plus pour améliorer la situation humaine de son état, le chauffeur  a répondu : l’autonomie. Anecdote révélatrice de l’importance du développement humain par le bas.

Dans ce sens, les questions qui se posent sont :

Ne faut –t- il pas mettre en question certains principes intangibles de la décentralisation à la marocaine ?

Ne faut –t- il pas mettre en question notre système métissé de déconcentration et de décentralisation : un système qui conduit l’Etat et les collectivités locales à co-produire à toutes les échelles une seule et même logique d’action publique, relativement standardisée ? là où la décentralisation pourrait renforcer les marges d’ajustement et les possibilités de différenciation en adéquation avec la diversité des situations locales.

Ne faut –t- il pas prendre le taureau par les cornes et décider enfin de donner leur plaine autonomie aux régions ?

Ne faut –t- il pas Confier aux collectivités locales définies comme une composante même de l’Etat, de véritables responsabilités ?

Ne faut –t- il pas rompre avec la mise sous tutelle héritée d’un centralisme colonial pour rénover le « pacte social » par le bas ?

Débattre du développement humain nous pousse à évoquer les nouvelles formes de spécialisations socio-spatiales qui commencent à se dessiner contre toute forme de one best way.

 

محمد جحاح

كلية الآداب مكناس

المجتمع القروي بين سيرورة التحديث وإعادة إنتاج البنيات التقليدية

حالة المناطق الجبلية بالريف

علاوة على عوامل تاريخية" الاستعمار، وسوسيولوجية أيضا، وارتباطا بسياسات "التحديث" التي نهجتها الدولة منذ الاستقلال السياسي إلى اليوم، سيشهد المجتمع القروي المغربي مجموعة من التغيرات إن على مستوى اقتصادي، أو اجتماعي أو قيمي. وعلى محدودية هذه التغيرات، وطابعها الجزئي والسطحي غالبا- مقارنة بالمجال الحضري-فإن آثارها السوسيولوجية، وتمظهراتها أصبحت بارزة على مستوى المعيش اليومي للفاعلين الاجتماعيين أفرادا وجماعات( سلوكات، أنماط استهلاك، أشكال تنظيم، أشكال التواصل...)

وإذا كانت الخطابات السياسوية والتقنوقراطية في مجملها، قد أطرت هذه المتغيرات وفهمتها في سياق سيرورة" تحديث" فعلية، ما انفك المجتمع المغربي والقروي خاصة يشهدها، فإن البحث السوسيولوجي/الأنثربولوجي يلح بالمقابل على مساءلة طبيعة هذه التغيرات واتجاهاتها ، ومدى تمكنها بالفعل من عمق البنيات الذهنية والسوسيو-ثقافية لهذا المجتمع.

 

قسطاني بن محمد

كلية الآداب، مكناس

لقد استطاع المجتمع المغربي التقليدي أن يبني ذلك الانسجام المشكل للهوية عبر تجارب التاريخ، لكن الصدمة الكولونيالية جعلته يفقد توازنه سواء على مستوى تدبير الأشياء أو على مستوى إنتاج الأفكار وتصريفها. نحن الآن أمام تجمعين بشريين لا يجمعهما جامع، تجمع قديم، ولا أقول تقليدي لأنه لم يعد كذلك، وأخر جديد، ولا أقول حداثي لأنه لم يصبح  بعد كذلك، بل واستضمر كل واحد الازدواجية تلك في ذاتيته، تلك الازدواجية الغير المتصالحة بين قيم المساواة والتسامح من جهة وقيم السوق والربح والمنافسة من جهة ثانية، وبين إبداع أشكال جديدة تنظيمية للشغل والحفاظ على القاع الإنساني الكافي من جهة ثالثة.

التنمية الحضرية بالمجال الواحي

نموذج قلعة أمكونة

 

د. محمد ايت حسو

شعبة الجغرافيا

كلية الآداب و العلوم الإنسانية- مراكش

تعتبر منطقة إمكون مجلا و اسعا غنيا بموارده المتنوعة، كما تمثل في نفس الوقت مجالا هشا يتعرض لضغوطات متزايدة تحت تأثير التغيرات المناخية، التزايد الديمغرافي، التوسع العمراني... هذا ما يضخم حجم متطلبات التنمية الإقتصادية و الإجتماعية. و تمثل مدينة قلعة أمكونة أهم تجمع سكني بالمنطقة و حاضرتها. وقد عرفت هذه الأخيرة توسعا مجاليا مهما يعزى إلى عائدات الهجرة الدولية بالأساس، وبشكل ثانوي إلى وضيفتها الإدارية. لكن هذه الأخيرة تعاني من عجز حضري واضح يعوق تنميتها وينعكس سلبا على الساكنة و المجال.

سنحاول من خلال مداخلتنا هاته إبراز أهم مظاهر العجز الذي تعاني منه هذه المدينة وأهم إنعكاساته على المستوى الإجتماعي، و الإقتصادي، و المجالي، وذلك في محاولة لطرح بدائل للتقويم و التأطير و التنمية بهذا المجال الحضري ذو الخصوصيات المتميزة.

 

 

الاسم الكامل : عبد الرحيم عنبي

 جامعة محمد الخامس، الرباط

 

موضوع المداخلة : السياحة الثقافية ودورها في تنمية الواحات المغربية

ملخص المداخلة :  تعد السياحة الثقافية رهانا تنمويا جديدا تهتم به مختلف المبادرات التنموية الراهنة ، وخاصة بالنسبة لمناطق الواحات ذات الموروث الحضاري العريق الذي تمتد جذوره إلى إفريقيا جنوب الصحراء . ومن ذلك ، نجد مثلا النظام الاجتماعي بالواحة والأهازيج الشعبية ونوعية المعمار الهندسي المتميز وأشكال الروابط التي نسجتها الواحات المغربية ما بين حضارة البحر الأبيض المتوسط وإفريقيا السوداء . لذلك ، نتساءل من خلال هذه المداخلة عن مدى إمكانية توظيف هذا الموروث الثقافي في التنمية البشرية المنشودة في بلادنا ؟

الاسم الكامل : محمد دحمان

كلية الآداب والعلوم الإنسانية ، جامعة ابن طفيل ، القنيطرة

موضوع المداخلة : الواحة المغربية : بين ارث الماضي ورهانات التنمية نموذج من واحات درعة الوسطى

ملخص المداخلة :  « تعتبر الواحة وسطا طبيعيا وثقافيا متميزا ، خاصة لما ننظر إلى الواحة المغربية بمنطقة درعة التي كانت واسطة العقد في العلاقات التجارية والثقافية ما بين المغرب وإفريقيا ولها مؤهلات تاريخية وحضارية غنية من نقوش صخرية وقصبات وقصور وأضرحة وفلكلور وعادات . كما أنها وسط للتعايش ما بين عناصر عرقية (حراطين ، أعراب رحل ، مرابطين ... ) ودينية (يهود ، مسلمين ) ، الشيء الذي يجعل منها مجالا قابلا للتأهيل الحضاري خدمة لتنمية اقتصادية واجتماعية مستدامة ./.

مهدان محمد

كلية الآداب، المحمدية

 

الثابت والمتحول في تدبير الموارد المائية بالواحات الجنوبية الشرقية للمغرب

كان سكان الواحات الجنوبية الشرقية للمغرب يعملون على تدبير الموارد المائية المتوفرة لديهم باعتماد أنظمة جماعية تنبني على أعرافهم القديمة كمبدأ أولوية العالية على السافلة بالنسبة لتوزيع المياه السطحية ونوبات السقي بالنسبة لمياه الخطارات، غير أن هذه الأنظمة عرفت عدة تحولات مند بداية القرن الماضي لعدة أسباب منها التدخل الاستعماري والتحولات الديموغرافية والاقتصادية التي عرفتها هذه المناطق، إضافة إلى انتشار نظام الضخ العصري بشكل كبير، الأمر الذي أدى إلى اختلال التوازن بين حاجيات الساكنة من مياه السقي والشرب والموارد المائية النادرة أصلا والمتدهورة بسبب أزمة الجفاف التي عرفتها هذه المناطق خلال عقدي الثمانينات والتسعينات من القرن الماضي، حيث جفت العديد من الخطارات والآبار وتفكك المؤسسات التي كانت تعنى بتدبير المياه.

لمواجهة هذه الأزمة سعت الدولة ومعها المنظمات الحكومية وغير الحكومية وحتى السكان إلى اعتماد عدة استراتيجيات منها العودة إلى التنظيم القديم وإن بأشكال مختلفة كتأسيس جمعيات تعنى بتدبير الموارد المائية سواء المخصصة للسقي أو الشرب.

 

الإسم العائلي : أبو الفرح، يحيى

المؤسسة: معهد الدراسات الإفريقية

 إشكالية التنمية ومخططات التهيئة بمنطقة زيز ( إقليم الرشيدية)

 ملخص

 تتوخى هذه المداخلة تقديم تقييم  تحليلي ونقدي للمراحل الأولى لتجربة المخطط التوجيهي للتنمية لمنطقة وادي زيز بإقليم الراشيدية، وذلك بقصد المشاركة في النقاش في إمكانية اندماج المناطق الشبه الصحراوية ذات الوضعية الهامشية في مسلسل التنمية على الصعيد الوطني.

كما نتمنى أن تساهم هذه المحاولة في إغناء الحوار الذي يعرفه المغرب حول مدونة التعمير بهدف إرساء قواعد جديدة للتخطيط الحضري والريفي، وتجاوز المعيقات المرتبطة بكيفية وضع المخططات ومساطر تنفيذها من جهة، وبمدى قابلية تطبيق التوجهات التنموية على المدى القريب والمتوسط والبعيد من جهة ثانية.

إلى جانب ذلك، فإن أي تدخل بهذه المناطق يجب أن يأخذ بعين الإعتبار وضعيتها الهامشية وخصوصياتها الطبيعية والشرية، وأن يعمل على التوفيق بين المحافظة على منظومتها الإيكولجية( الواحة والمياه) والثقافية والمعمارية، وبين التوجهات التنموية المقترحة.

 

 

بنطالب علي

كلية الآداب، الرباط

القبائل المجاورة لمكناس بين الماضي والحاضر: من الضغط الجبائي إلى الإعفاء من الأداء

تعرضت القبائل المجاورة لمدينة مكناس، مثل كروان وحجاوة ومجاط...لضغط جبائي كبير منذ النصف الثاني من القرن19، ورغم امتثال هذه القبائل لأداء الواجبات والكلف للمخزن فإنها كانت تمتنع عن ذلك بين الفينة والأخرى كلما ازداد الضغط عليها، وقد لجأ المخزن إلى توجيه حركات عدة نحو تلك المناطق لإجبارها على الأداء ومعاقبة الممتنعين. واستمر الضغط الجبائي على هذه التخوم أثناء "الترتيب"، الضريبة التي فرضتها السلطات الكولونيالية إلى حدود سنة1961، حيث قام الملك الراحل الحسن الثاني بإلغاء ضريبة الترتيب، ولازال العمل بالإلغاء ساريا حتى الآن محاولة في تحسين أوضاع سكان البوادي والدفع بهم إلى المساهمة في مسلسل التنمية.

تروم هذه المداخلة تتبع هذه التحولات، وإلى أي حد ساهم هذا الإعفاء في دعم التنمية البشرية في العالم القروي من خلال نموذج مكناس/تافيلالت.

Nom : Ramou

Prénom : Mohamed

Institution : IRCAM, CEHE

Titre proposé : l’organisation socio_ spatiale de l’espace pastoral entre le systeme traditionnel et les nouvelles pratiques de transhumance : cas d’Imilchil

 Résumé :

Pour longtemps, les tribus d’Ait Hdiddou pratiquaient la transhumance qui représente un mode de vie plus que un simple secteur économique. Cette pratique s’est accompagnée  d’une organisation spatiale des parcours et en organisation sociale assurant leur gestion et leur exploitation d’une manière équitable entre les différentes fractions de la tribu.

Cependant les années de sécheresse et l’ouverture de la zone sur le flux et l’économie de marché ont influencé lourdement sur l’organisation sociale et spatiale du territoire des Ait Hdiddou.

 

 

نورة الناه

طالبة باحثة بجامعة القاضي عياض مراكش

 

إن  الحديث عن ظاهرة العمل الجمعوي بالأطلس الصغير عامة ومنطقة تافراوت على وجه التحديد، هو نفسه حديث عن منهجية واستراتيجية جديدة للتنمية ، ترتكز بالأساس على تجاوز التوقف عند حدود بناء طريق أو تزويد دوار معين بالماء الصالح للشرب أو بناء مدرسة... إلى الدفع بالسكان إلى الوعي الذاتي بمتطلباتهم وبضرورة التحرك لتجاوز الإمكانيات المادية المحدودة(المساهمة المادية لبعض أبناء المنطقة المغتربين). والظروف الطبيعية القاسية (المناخ القاري الجاف، التساقطات ضعيفة لا تتجاوز 100 م خلال السنة...) ، و إلى خلق شراكة حقيقية مع جميع الفرقاء بالمنطقة (الجماعة المحلية، منظمات أجنبية... ) من أجل المحافظة على استمرارية المشاريع المنجزة  وإضافة أخرى. وفي هذا الإطار جاء دور مبادرة التأسيس "الاتحاد الجمعوي" الذي تجاوز الأنانية الجمعوية وضم أكثر من اثنا عشر جمعية محلية التي أبانت على قدرتها في إيجاد حلول لعدة ملفات عالقة (الملف الغابوي، تمدرس الفتاة، التنسيق مع الجماعة المحلية...). لقد عبر هذا الاتحاد على أن دمج مجموعة من  التجارب مكنته من قدرة كبيرة لا يستهان بها من شأنها خلق دينامية قوية قادرة على تجاوز تحديات التنمية بالمنطقة (الفقر، التهميش، قساوة الوسط الطبيعي...)

إن العمل  الجمعوي اليوم يتطلب مجهودات جبارة تحتم أن تنتفي أمامها كل الخلافات الضيقة وكل المعوقات الإدارية والقانونية التي من شأنها عرقلة المبادرة الحرة التطوعية العاملة على تقديم بدائل تنموية بالمناطق الجبلية.

 

Les oasis et le développement humain durable

Argumentaire

 

Le contraste est frappant et pour les habitants et pour l'historien des oasis, hier tout marchait à merveille comme les aiguilles d'une montre et on parlait meme d'une certaine prosperité ( De Segonzac, Mission au Maroc,1905) tout à coup rien ne marche, c'est à cause de la sécheresse disent les résponsables, mais le constat sociologique et anthropologique  montre que les gens ne réflichissent plus leurs choses quotidiennes et publiques, ils n'ont pas les moyens intellectuels et culturels de le faire, ce n'est pas seulement à cause de la concurrence de l'économie marchande, mais surtout à cause d'un moi non préparé, non initié à se sauvegarder, à ne pas se nier et accepter les valeurs nouvelles en les integrants à ses catégories de base, la tolérance et l'égalité- surtout des éthnies - les valeurs du marché et du bénifice, l'innovation des procédés du travail et des thechniques…malheuresement les institutions pédagogiques( école et autre) ne font rien dans cette perspective, au contraire elles ne  préparent qu' à se nier et à etre autre…

Retourner aux sources subjectivement pour penser et sentir la terre natale, "la mieux connue", n'est pas un exercice sans valeure scientifique, la sociologie du quotidien, l'anthropologie compréhensive nous rappelle l'importance épistémologique de retour vers le moi collectif (Patrick Watier, Le savoir sociologique,2000)  pour décrire et mettre la main sur le fonctionnement des actes sociaux, ici malheuresement il s'agit de leurs non fonctionnement( Raymond Boudon, Effets pervers et ordre social,1977).

C'est une approche qui se rapproche des faits non comme faits mais comme représentations de faits, comme actions sociales( Patrick Watier, La sociologie et les représentations de l'activité sociale, 1996), La subjectivité vigilante veut dépasser et la recherche des causalités "métaphysiques" et l'enquete sur les résponsabilités "pénales" pour construire le terrain à partir du comment et non du pourquoi stéril. Il s'agit ici de penser et réflichir sur une question simple, comment les choses ont marché hier et comment elles ne marchent plus aujourd'hui ? c'est   une  sociologie du blocage d'un systéme traditionnel  qui n'as pas pu comprendre se qui se passe dans le monde moderne( Kostani, (l'Oasis de Gheris et le protectorat, mécanismes de changement et formes de résistance, thése de Doctorat en sociologie rurale,2000).

Ce que vivent les oasiens et plus qu'une névrose, c'est une fixation psychologique et un blocage culturel et au niveau des mécanismes de la pensée et au niveau organisationnel..c'est vrai que les socités méme les plus traditionnelles ne sont jamais totalement figées(Le nomade, l'oasis et la ville, Actes de Tours,1989 -Mohamed Mehdi et autre, Mutations sociales et réorganisation des espaces steppiques,20002) mais le phénoméne de  rigidité, de cloisonnement de l'esprit oasien reste à élucider et à discuter, l'exemple des problémes techniques qui ne trouvent jamais de solutions, les conflits ethniques, l'enfer des élections…

Dans ce contexte nous décelons quatre nivaux et axes de recherche et de réflexion:

1- La technique entre savoire savant et savoir au quotidien( l'eau, et techniques d'errigation…l'artisanat- poterie, tapisserie...-les modes de travail entre khemmassa et travail journalier…)

2- Savoir et mécanismes du passage du savoir( le savoir de la tribu,de l'école coranique, de l'école moderne, le préscolaire, la scolarité de la jeune fille oasienne, l'alphabétisation…)

3- organisation de l'espace et de la societé( les formes traditionnelles d'organisation, la coutume, la societé civile,l'éclatement de l'habitat traditionnel, les nouvelles formes de construction de l'espace, le foncier, les limites, les routes, la gestion des conflits…

4- Les valeurs( qui sont les attitudes des gens envers les changements, tradition ou modernité? coutumes ou lois étatiques? tendance à la richesse ou valorisation de la pauvreté? l'oisiveté ou le travail?la ville ou l'oasis? entente et débat inter-éthnique ou cloisenement, arbitrage traditionnel ou tribunal…)

Il n'est plus d'ajour de répeter le refrain techniciste des archaismes téchniques, l'essentiel est de réflichir comment concilier l'homme avec ce qui'il fait, ce qu'il fabrique, qu'il soit traditionnel( au sens positif du terme) ou moderne, porte peu.. c'est en le conciliant avec ce qui'l fait qu'il va se retrouver et reconstruire ce qu'il est on acceptant ce qu'il n'est pas qui est néssessaire pour sa continuité, c'est une question de vie et non de survie.

                                                                           

 

Plan général

 

                                                                                                     

                                                                               L'eau            

 

                         La population                                La cofiance                           Les autorités locales

                                               Jmma(commune)   Experts          Associations

                                                                                               

                                                                     

Par Kostani
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