des noms et des limites
Tadighoust, est un jardin cultivé par l’homme parcelle après parcelle et pour des années et des années, les débuts sont d’ordre mythique et légendaire comme tous les débuts et toutes les origines.
On raconte que le site était désert, aride, brut et sauvage. Un homme saint est arrivé et décida d’y construire sa Khoulwa, sorte de sanctuaire, pour y vénérer Dieu et abriter les voyageurs et les démunis, il brûla les broussailles et se fut la naissance de Tadighoust, étymologiquement, la brûlée.
Le site est choisi pour ses conditions morphologiques et topographiques favorables à la vie et au peuplement. Des montagnes et des collines entourent et les Ksours et la palmeraie, ce qui crée un micro climat de confort en emmagasinant la chaleur en hiver, et surtout en diminuant la force des vents qui viennent du sud et en piégeant la fraîcheur des montagnes l’été, et le tout est allaité par le fameux Oued Gheris avec sa tête dans les cimes des montagnes de l’Atlas et ses pieds dans le désert.
Au nord, la majestueuse montagne noire surplombe comme un géant oiseau et les agglomérations et d’autre montagnes moins grandes et moins majestueuse, surtout l’Aghnbou à l’est, une sorte de géant bec qui menace la colombe, le bec fut utilisé comme garnison pour les autorités coloniales, et les habitants juste au dessous fussent les premièrs à se résigner. A l’oust, c’est des collines plutôt, Tidoua, les dots, un paysage exceptionnelle de vagues rocheuses, qui donnent le sentiment d’énervement et de rébellion permanente, les rapports des colonisateurs lors de la dite « pacification » parlaient d’une rébellion totale des habitants « qu’on ne peut point corrompre avec des marchés et des ambulances » et ce fut la première batail ou l’on utilisa les blindés..
Au sud de notre oasis, ou plutôt aux milieux s’érige un alignement de collines, deux jumelles sacrées, Lalla Ouliya, notre dame la sainte, le lieu favori des rites et des fêtes… au dessous c’est le cimetière musulman, à l’ouest c’est Lalla Arbia, notre dame l’Arabe ! Point de rites ni de fêtes, au dessous c’est le cimetière juif..et plus loin à l’est c’est la collines de la grotte des Djinns, Ifri nljnoun surtout les mauvais, car dans les autres collines citées habitent d’autres djinnes, mais les bons et les amis des oasiens, et l’on raconte que jadis les deux agglomérations souterraines menaient des guerres et des batailles infinies, les habitants prétendent avoir entendu les coups de feux tirés de part et d’autre.