Ebauche historique

Publié le par Kostani

 

De la Fitna avant coloniale

Mhamed Smlali, Belgacem Ngadi, Baali

 

 

 

Mhamed Smlali

 

 

 

Boudnib est tombé dés 1907, la bataille de Meski laisse passer les bataillons français pour Erfoud vers 1910. Mais Rissani et le grand Tafilalt reste hors contrôle des troupes françaises grâce à un homme farouche et d’une bravoure exceptionnel nommé  Moulay Mhamed Smlali ou Nifroutn, ancien taleb qui guerroya aux cotés de Maa alaaynin de Smara, cet homme d’origine juive soussie   lança le jihad et se proclama  sultan de Tafilalt, avec armée, tambours et « hachia », parfois sous prétexte qu’il incarne « Nifroutn » le vénéré des Ait Atta ou le prince Moulay Mhamed Cherrif, la même prétention du Bouhmara.

 

 

 Essmlali fût l’ennemi principal du Glaoui en lui coupant la route du Ferkla et Gheris, malgré que la zaouïa darkawia de Ferkla se rallie au Glaoui, ainsi que le grand fkih de tadght sidi lmahdi, l’historiographe de cette période et du Touzounouni.

 

 

Essamllali, avec un talent de stratège a pu réunir  les deux grandes confédérations de sud, les AΪt Atta et les AΪt yaflman. Les frères « ennemis » se rallièrent pour lutter contre l’ennemi commun de tous les musulmans.

 

 

Belgassem Ngadi

 

 

Nifroutn nomma comme lieutenant un grand homme qui guerroya lui aussi aux rangs de la rébellion de Bouhmara au nord, c’est Belgacem Ngadi, nommé l’agitateur par les français, le shérif zarouali de Guercif, et c’est lui qui guida la grande bataille de résistance Tighmert en 1917 où les français ont subi la grande défaite qui a repoussé l’invasion de Tafilalt pour une dizaine d’années. Le résident général fût obligé de venir sur place et de changer la tactique de guerre, un encerclement de Tafilalt est devenu nécessaire d’où l’intérêt que prennent le Gheris et l’Ougnat.

 

 

Le messie sortant vainqueur devient despote, surtout qu’il a des ennemis forts comme le Glaoui, le fkih sidi mehdi de Toudgha et  la zaouïa darkouia  de Ferkla. Sa tyrannie atteint son apogée lorsqu’il bombarda la dite zaouïa, emprisonna son chef, sidi Ali et l’attacha, lui et le vieux  rabbin très respecté des juifs d’Erfoud, dans la bouche d’un canon et les tua.

 

 

Le Glaoui a pu convaincre Elmahdi de Toudgha, La zawiya darkawia de Ferkla et même le caïd Makhzanéen El Arabi d’Asrir, mais l’alliance des Aϊt Morghad avec Belgacem fût très fatale aux ennemis du Messie, les grands saints des deux zaouïas Nasserria et darkaouia, respectivement, Ahmed ben Abi Bakr Ennaciri et Sidi Ali Ben laarbi Al Haouari fûssent tués.

 

 

Les ghrissis se divisent devant les grands partis, Elglaoui et Belgacem, Le ksar de Hart apparaît qu’il a un penchant ver le Glaoui, géographiquement c’est le ksar le plus occidental et le plus proche du Ferkla, les habitants d’Aϊt Ihya Ouaatman racontent une histoire très significative, lorsque l’émissaire du Glaoui est venu négocier avec les notables du ksar, il fût bien accueilli et on lui demande d’attendre la réponse le lendemain, le matin à Tansrit où il attend la réponse, il voit devant lui deux sortes de gens, des hommes vêtus en blanc et souriants et d’autres derrières leurs ânes qui transportent du fumier aux champs, il comprend que le ksar est divisé en ce qui concerne ses propos.

 

 

Igoulmimn se résigna aux soldats de Belgacem de Magaman qu’ils nourrissent chaque jour avec des galettes de pains, mais résignation qui ne durera pas longtemps, l’esprit libre des goulmimis les incitent à la rébellion, un beau matin ils emprisonnèrent l’émissaire, l’attachèrent à un poteau et le tuèrent.

 

 

A Tadighoust, Belgacem nomma Bassou Ouaadi d’Elhart son caïd qui abrita  comme réfugiés, et les Inoualins de Boudinib et les zaϊns de Khénifra guidés par un fils de Moha Ouhammou, Meaami Ould Elfassia. Les Boudnibis et les khnifris habitèrent El hara et menèrent avec les dighoussis une vie paisible et heureuse.

 

 

Mais deux événements déchirèrent Tadighoust, le différent entre les voisins, bassou Ouaadi et les Aϊt Oubn ihya, un différend peut être à cause de la légitimité du caïdat du premier que contesta les seconds comme fils du grand caïd Oubn Ihya de Moulay El hassan. Des batails très sanglantes entre les deux clans éclatèrent et finissent par «  casser » les AΪt Oubn Ihya à Igoulmimn. Ceux-ci ne laissèrent point Bassou Ouaadi en paix jusqu’à l’avènement colonial.

 

 

Le deuxième événement consiste dans l’histoire d’un homme mystérieux nommé Boutchtouyt, littéralement, l’homme à la tresse, qui se proclama sultan de Tadighoust, habita Ksar de Taziet avec ses hommes armés et ses esclaves. Pour fasciner les gens ils leurs montrait des photos éclairées par des torches électriques sous son manteau, et les gens le prirent pour un grand magicien.

 

 

 Politiquement, l’homme réussit à mettre le feu entre les deux ksars frères, Aourir de L’amont Et El hart de l’aval. Des batailles déclenchèrent et beaucoup de jeunes gens se font tuer et pleurés par les femmes dans des chants que chante toute la vallée jusqu’à nos jours.

 

 

Après discussions et débats entre les frères « ennemis » ils se mettent d’accord contre le Fettan, l’assiégèrent et mettent le feu à sa demeure. En examinant son corps on découvre qu’il n’est pas circoncis, la preuve qu’il est chrétien qui prépare le terrain à l’armée française par « diviser pour régner »

 

 

Belgacem a vécu dans son pays Guercif jusqu'aux années soixante sans aucune considération… 

 

 

Ba ali

 

 

Et lui aussi soussi, d’une personnalité très forte, la tradition orale a gardé de lui son despotisme sans limite et ses nombreux mariages chaque fois qu’il visite un ksar. Il emprisonna  des guerriers Ait Morghad, ce qui fut son erreur fatale, libérés, il lui tendent un piège et le tuent et attachèrent son cadavre sur un palmier.

 

 

C’est la période appelée Siba, où le Gheris était comme une poudrière et que chaque étincelle peut causer son explosion. L’explication historique et sociologique de cette rébellion qui semble permanente et « naturelle » ne doit pas être recherchée ni dans l’esprit sauvage et farouche des autochtones comme laisse entendre l’analyse coloniale et l’historiographie officielle « Ennaciri surtout » ni dans la responsabilité totale du makhzen qui n’est plus à cette époque et dans ces contrés qu’un signifiant sans signifié, qui est le Makhzen ? Celui de Fez, celui de Rissani ou celui de Marrakech ?

 

 

La seule explication réside dans la pression européenne d’une modernité qui bouscule la tradition et peut être l’archaïsme du moyen âge. C’est les premières pierres de la mondialisation !

 

 

C’est la fin d’un système social et politique et le début d’un autre que les français vont bâtir et en mettre les fondations. Et c’est un autre épisode à écrire. 

 

 

 

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Publié dans tadighoust

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M
Un grand merci pour notre professeur à tous ; Si Kostani qui n'a pas épargné aucun efforf pour résumer une longue période du Ghéris. Je suis porté quelque peu sur les détails lesquels s'ils étaient abordés feraient de cet écrit un grand bouquin. Notamment les razzia de ba Ali , la visite de My El Hassan ,El Fattane et les Quatres Caid successifs de tadighoust. J'ose espérer que d'autres puissent faire un petit effort dans le même élan de notre grand Sidi Mohamed ben Sidi Mohamed Kostani.
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B
Nous vous remercièiez Mr Kostanni pour ce travailee.En effet vous avez fait un énormme effort afin que le public de grand tafilalt puissent connaitre leurs histoire ainsi que la vérité<br /> Merci
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K
merci Bichou<br /> ce que j'ai fait est insignifiant devant la beauté de notre tadighoust.<br /> merci encore une autre fois